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Situation

La commune est classée en zone de plaine. La surface de la commune est de 1 328 ha.
La commune de Mortroux est une commune rurale située au nord du département de la Creuse et du Pays de Guéret. Elle dépend administrativement du Canton de Bonnat.
Elle appartient à la communauté de communes Marche-Avenir dont le siège est à Mortroux.
Le territoire communal est délimité par les communes de Lourdoueix-Saint-Pierre à l’ouest ; La Forêt-du-Temple et Nouziers au nord ; Moutiers-Malcard à l’est et Malval et Linard au sud. La commune comporte un bourg et une dizaine de hameaux.
♦ Communauté de communes Marche-Avenir créée le 14/12/1992 dont le siège est à la mairie de Mortroux – 23 220 MORTROUX
La communauté de communes regroupe 1 895 habitants (population de 2006) sur un territoire de 9 500 ha répartis en 6 communes : la Cellette, la Forêt du Temple, Linard, Mortroux, Moutier-Malcard, Nouziers.

Canton de Bonnat regroupant les 13 communes suivantes pour 4 974 habitants (population de 2006) pour une surface de 26 000 ha: Bonnat, Le Bourg-d’Hem, Chambon-Sainte-Croix, Champsanglard, Chéniers, la Forêt du Temple, Linard, Lourdoueix-Saint-Pierre, Malval, Measnes, Mortroux, Moutier-Malcard, Nouzerolles.
Le Bourg de Mortroux est situé à 10 km du centre de Bonnat.

Canton de Bonnat

♦ Arrondissement de Guéret.
Le Bourg de Mortroux est situé à 31 km du centre de Guéret par Bonnat.

Mortroux - Gueret

Le Bourg de Mortroux

Mortroux est situé sur la ligne de chemin de fer Guéret-la Châtre, sur le tronçon Guéret-Aigurande. La gare a été ouverte en 1906. Après une trentaine d’année de fonctionnement, le trafic voyageurs a été interrompu en 1939 et le fret en 1952. La ligne a été déclassée en 1968.

Archive Gare Mortroux Moutiers

 

Mortroux le bourg

 Archives Bourg de Mortroux

 

 

 

 

 

 

Il s’agit d’un gros village très linéaire qui descend en pente douce de la gare à l’est jusqu’au quartier de la mairie (anciennes écoles) à l’ouest.
On remarque assez nettement trois types de constructions :
- Au coeur du Bourg, le long de la grande rue, les maisons très traditionnelles, sont toutes à étages, en pierres avec une façade sur la rue principale. Ces maisons assez imposantes ont en grande majorité été construites à la fin du 19e siècle.
- Dans un cercle assez restreint, les maisons sont plus récentes avec une vague de constructions ou de rénovation entre 1914 et 1945.
- Enfin un peu plus loin, de nombreuses constructions pavillonnaires datent des années 1970 à 1990.

Architecture contemporaine

Les constructions récentes sont plutôt de type pavillonnaire. Ce type d’habitation se généralise dans tout le département. Ces pavillons isolés, avec souvent des surfaces importantes de terrains ne sont pas du tout en harmonie avec l’architecture classique du bourg ou des hameaux. Sur le canton, de plus en plus de maisons en bois se construisent.

Architecture religieuse

L’église Sainte Marie Madeleine de Mortroux, située au coeur du Bourg n’est pas protégée. Elle abrite des objets d’art . De nombreuses croix parsèment la commune.

Mortroux église Sainte Marie Madeleine

 

Arbres remarquables

De gros spécimens de chêne, de tilleul ou de châtaigniers parsèment le territoire communal.
Mortroux arbre remarquable

Archives Tilleul de Mortroux

 Ces vieux sujets constituent des points d’appel et des éléments forts du paysage. Plusieurs arbres ont été identifiés par l’association « la Digitale ». Le plus réputé est le tilleul remarquable dit « Sully » au centre du Bourg, place de l’église.

 L’espace rural

Le territoire de Mortroux est un territoire rural, encore marqué par une agriculture traditionnelle de type extensif : il est globalement caractérisé par un paysage de bocage, favorisé par les influences du climat océanique. Mis à part les espaces bâtis, le paysage rural est dominé par la présence du bocage qui recouvre plus de 80 % du territoire. Il se présente sous la forme de parcelles de forme et de taille assez hétérogènes, irrégulières entourées de haies et de cordons bocagers discontinus formés par des alignements de chênes mais aussi de frênes et de merisiers.
• On distingue les paysages de bocage dense et fermé, orientés vers la pratique de l’élevage sur les terrains vallonnés.
• Certains paysages sont plus ouverts, tournés vers les cultures céréalières : ils annoncent les grands espaces cultivés et dénudés du bassin parisien.
Au coeur de ces paysages bocagers du nord du Pays de Guéret, la sensation d’intimité et de fermeture est réelle, mais varie au fil des saisons : la densité des haies arborées feuillues en été laisse place à un paysage tout en transparence durant la période hivernale. Et, dès que l’on peut profiter d’un mouvement de relief pour s’élever un peu, le paysage respire et sa trame complexe se dévoile. Pourtant, localement, le maillage bocager tend à disparaître : les restructurations foncières, l’évolution des pratiques agricoles, la pression urbaine peuvent déstructurer le bocage. Ils entraînent, par la suppression progressive de ce motif paysager qu’est l’arbre, une perte de l’identité du territoire.
La forêt, constituée essentiellement de feuillus, est présente sous la forme de bosquets et petits bois dispersés au sein du bocage : Le taux de boisement y est inférieur à 10%.
C’est une forêt principalement privée. Fortement morcelée, elle présente un manque de gestion (peu d’exploitation forestière) mais est largement fréquentée (promeneurs, chasseurs, etc.).
Une enquête réalisée auprès de la population dans le cadre de la charte forestière du Pays de Guéret a fait ressortir les points suivants :
- Le socle du cadre de vie est le bocage, avec toutes ses composantes : les champs, les haies basses et les haies hautes, les arbres isolés, les petits bois et les grandes forêts.
L’homme est au coeur de ce territoire avec ses nombreuses activités. Certains éléments viennent agrémenter le cadre de vie comme le granit, les cours d’eau, les étangs.
La qualité du territoire est renforcée par le relief assez prononcé qui permet de découvrir de nombreux paysages par les points de vue disséminés sur le territoire. Les participants ont tous mis l’accent sur l’élément bâti présent au coeur des campagnes.
Ces villages montrent que l’homme est au centre de ce territoire et que c’est son activité d’élevage qui a depuis toujours façonné le paysage. Ces villages ont souvent été montrés comme des joyaux présentés dans un écrin de verdure.

 

 

Sites emblématiques

Les paysages emblématiques du Limousin ont été inventoriés sous l’appellation « zones sensibles » dans les années 1980-1985 à l’initiative de la
D.R.A.E du Limousin qui souhaitait à cette époque disposer des données qualitatives sur les paysages naturels et/ou bâtis de la région.

Ces informations ont fait l’objet de productions cartographiques départementales au 1 : 100 000 sous l’appellation « cartes du patrimoine naturel et bâti » qui définissent des paysages emblématiques qui doivent leur caractère :


• soit à une accumulation de valeurs paysagères clés (cours d’eau, chaos rocheux, architecture vernaculaire, alignement d’arbres) ; par exemple, le massif des Monédières (Corrèze), la vallée de la Vienne entre Limoges et St Junien (Haute-Vienne), la vallée de la Tardes (Creuse)


• Soit à une valeur paysagère unique intrinsèque telle que le bocage géométrique des landes (Gouzon, Creuse) ; le château et le parc de la Grénerie (Salon-la-Tour, Corrèze) ; les gorges de la Combade (Haute-Vienne).


Ces espaces emblématiques méritent qu’on leur prête une attention particulière ; ils servent de support à la mise en place de protection des sites. Communément appelés « sites », ils comprennent des entités variées qui font souvent l’objet de protections réglementaires.


Une petite zone est concernée, il s’agit d’un ensemble de 92 ha autour de l’église de la Forêt du Temple avec fontaine et étang. Cet ensemble déborde
légèrement sur l’extrême nord-est du territoire communal de Mortroux.